menu déroulant essai

Rechercher dans ce blog

mercredi 19 décembre 2012

Connaissez-vous "Sharity book" ?

Un concept solidaire qui mérite toute notre attention : Sharity book.

Voici comment l'équipe de Sharity book présente son projet :

"Parce que les petits auteurs ont de la difficulté à se faire entendre dans le monde actuel de l'édition, ils ont besoin d'aide.

Mais les services de correction et de traduction sont souvent trop chers. Pendant ce temps, partout dans le monde, d'autres gens ont besoin d'aide, c'est-à-dire d'argent.

A présent, imaginez qu'auteurs et contributeurs travaillent de concert et que le fruit de leur travail génère des revenus aux associations qui aident ceux qui souffrent. Comment? c'est simple.

Les contributeurs apportent leurs compétences aux auteurs, en aidant par là même à accroître leurs revenus. Cet argent supplémentaire est partagé en trois parts égales : une pour l'auteur, une répartie entre les contributeurs, et une pour les populations qui en ont besoin. Donner un peu de temps et de travail est certainement plus gratifiant que donner quelques dollars à une organisation, parce que ce travail permettra de créer de la richesse."

Vous aimeriez en savoir plus ? Alors filez vite par ici :  Sharity book



Communiqué de l'auteur de "Journal d'un hacker"

 Un billet que j'ai reçu via Facebook de la part de l'auteur du roman "Journal d'un hacker" (ouvrage que j'ai vraiment beaucoup aimé et dont vous trouverez ma chronique par ici : mon avis sur "Journal d'un hacker" de Maxime Frantini.)
et que je tenais à partager avec vous.
N'hésitez pas à faire tourner le message autour de vous : amis, famille, libraires... ;-)
 
----------------------------------------------------

"Bonjour à tous,

Hier, grâce à un lecteur d'IbookStore anonyme dont je tairai le nom, le "Journal d'un hacker" a passé la barre des 2000 ebooks vendus, quasiment exclusivement sur Ibookstore et amazon.

Même si ce chiffre peut paraître pauvre au regard des ventes de best-sellers à la Levy, Musso ou d'un prix Goncourt, j'en suis assez fier, pas trop parce que ça rapporte quelques euros, mais surtout parce que c'est autant de cerveaux qui s'imprègnent d'un état d'esprit contradictoire à la soupe conventionnelle. Pour un livre dont le sous-titre est "Ylian Estevez et les Anonymous", c'est plus qu'une satisfaction, c'est un espoir.

En effet, les éditeurs et leur syndicat estiment la part du livre numérique à 1% du marché global du livre. Le "journal d'un hacker", toujours absent des librairies, magasins culturels et grandes surfaces, a donc un potentiel extrêmement prometteur.

Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, je vous informe également du début des travaux de traduction en Anglais. D'ici peu, c'est toute le monde anglo-saxon qui aura accès aux aventures d'Ylian Estevez, Hacker indigné et rebelle. Je vous rappelle à ce titre l'existence du projet solidaire sharitybooks qui permet cet essor et je remercie ceux qui y participent. Si vous aussi vous maîtrisez une langue étrangère, welcome.

Enfin, ceux qui ont aimé les deux premiers volumes des aventures d’Ylian se réjouiront de la sortie prochaine du prochain Estevez, début 2013, s'il s'avère que les mayas ne savaient pas compter, et que par le fait, on ne peut pas compter sur eux.

Je vous invite donc à partager le plus abondamment possible ce statut et même à en faire copie à votre libraire de quartier qui, dans le marasme actuel, pourrait lui aussi tirer profit de la vague, il lui suffit de commander l'ouvrage chez Dilicom.

Amis d'un Internet Propre et Net, merci de votre active collaboration (un petit partager, ça ne coûte rien, ça prend deux secondes, et ça fait bouger le machin).

Ylian Estevez
Net is a free nation"

L'avis de Céline sur "Dévoile-moi" de Sylvia Day

410 pages
Editeur : J'ai Lu
Dates de parution : octobre 2012
Origine : USA
Traduction française : Agathe Nabet
ISBN :   978-2-290-06467-2
Prix : 13€

Résumé figurant au dos du roman  :
"Lorsqu'il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu'il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j'en fus ébranlée. 

J'ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu'il avait de posséder et de dominer, de l'abîme au bord duquel il oscillait. 

Je n'imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l'autre - un miroir dans lequel se refléteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. 

Je ne mesurais pas encore la profondeur de l'amour qui allait nous unir."


L'avis de Céline :

J'ai lu "Dévoile moi" en une journée, j'ai commencé un matin et impossible de m'arrêter avant la fin, l'envie de connaître la suite était trop forte.

Les personnages sont profonds, torturés et attachants. On est loin des histoires à l'eau de rose où tout est beau et parfait...

Même les personnages secondaires sont intéressants. Et même si le sexe et très présent, il n'est pas le sujet principal du livre et il n'y a rien de choquant.

Ce roman est émouvant et captivant, je n'ai qu'une envie c'est connaître la suite, savoir si Eva et Gideon vont finir ensemble, qu'est-il arrivé à Gideon et à Cary ?

J'adhère totalement alors vivement la suite !

vendredi 14 décembre 2012

Un ouvrage sulfureux à découvrir d'urgence : "Dévoile-moi" de Sylvia Day

410 pages
Editeur : J'ai Lu
Dates de parution : octobre 2012
Origine : USA
Traduction française : Agathe Nabet
ISBN :   978-2-290-06467-2
Prix : 13€

ATTENTION : RESERVE A UN PUBLIC ADULTE

Résumé figurant au dos du roman  :
"Lorsqu'il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu'il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j'en fus ébranlée. 

J'ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu'il avait de posséder et de dominer, de l'abîme au bord duquel il oscillait. 

Je n'imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l'autre - un miroir dans lequel se refléteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. 

Je ne mesurais pas encore la profondeur de l'amour qui allait nous unir."

-------------------------------------------------------------------------------------------------------
Découvrez plusieurs avis de lectrices :

 - L'avis de Lana

- L'avis de Françoise


---------------------------------------------------------

Mon avis sur "Dévoile-moi" de Sylvia Day

410 pages
Editeur : J'ai Lu
Dates de parution : octobre 2012
Origine : USA
Traduction française : Agathe Nabet
ISBN :   978-2-290-06467-2
Prix : 13€


Voici mon avis concernant "Dévoile-moi" de Sylvia Day.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une couverture à la fois sobre et classe. Une simple paire de boutons de manchette sur un fondu de tons gris symbolisant élégance, richesse et pouvoir. L'aspect cuir de la surface sur laquelle sont posés les boutons de manchette me fait penser à un attaché-case, compagnon inséparable de tout homme d'affaire. Le titre lui-même ajoute à ce côté chic en arborant des caractères dorés.
Les mots "Il me possède, il m'obsède..." inscrits sur la couverture nous donnent déjà une bonne idée de l'état d'esprit de l'héroïne du roman.

Pour terminer sur la couverture, je dirai que, si je compare les deux poids-lourds du moment dans la catégorie "Mummy porn" (un terme que je ne trouve pas vraiment flatteur, mais bon, c'est ainsi.), à savoir "Dévoile-moi" et "50 nuances de Grey", j'ai une nette préférence pour celle de "Dévoile-moi". Je la trouve moins terne, plus attirante.


Voici le résumé figurant au dos du roman  :
 "Lorsqu'il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu'il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j'en fus ébranlée. 

J'ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu'il avait de posséder et de dominer, de l'abîme au bord duquel il oscillait. 

Je n'imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l'autre - un miroir dans lequel se refléteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. 

Je ne mesurais pas encore la profondeur de l'amour qui allait nous unir."



Parlons un peu des personnages.
Trois personnages dont j'aimerais vous parler un peu : Eva Tramell, Gideon Cross et Cary Taylor.

Eva Tramell est la narratrice de ce roman. On fait connaissance avec elle alors qu'elle vient d'emménager à New-York et est sur le point de commencer à travailler dans le Crossfire Building. C'est ici, dans le hall du bâtiment, qu'elle rencontrera accidentellement l'homme dont elle ne pourra plus se passer et avec qui elle vivra des moments plus ou moins heureux : Gideon Cross. Eva est une jeune femme intelligente mais elle n'arrivera pas à résister très longtemps à la tentation d'une relation avec lui. Dès qu'elle se trouve à proximité de Gideon, ses hormones se mettent en ébullition. Elle a beau avoir un petit côté rebelle, elle n'a pas la force nécessaire pour ne pas céder.

Gideon Cross est en effet l'incarnation de l'homme idéal dont rêvent beaucoup de femmes : il est beau (un véritable Apollon !), il est riche et puissant. Mais si on gratte suffisamment profondément sous la surface, on se rend compte que Gideon n'est pas si parfait que cela. Tout d'abord (et là, c'est complètement subjectif ! ^^) j'avoue avoir un peu tiqué sur son prénom. Prononcé à la française, ça fait tout de suite baisser d'un cran la température : pas très sexy, non ? ^^ Mais il faut être attentif aux détails (et aussi se rappeler que Gideon est américain) pour se rendre compte qu'il n'y a aucun accent sur le "e". Il ne s'agit donc pas de "Gidéon" mais de [gaïdeune]. Ah ! Là, vous serez sûrement d'accord avec moi, c'est déjà tout de suite plus sexy ! ;-)
Bref, passons. Je vous disais donc que Gideon n'était pas si parfait que les apparences le laissaient sous-entendre. En fait, Gideon a eu un passé traumatisant lorsqu'il était enfant. On ne sait pas grand-chose dans ce tome 1 car les indices semés par l'auteure sont bien maigres (on espère en savoir beaucoup plus dans le tome 2.). Tout ce qu'on peut voir, c'est que cet événement l'a marqué de manière indélébile, laissant une blessure ouverte et profonde en lui. Cette faille psychologique a fait de Gideon un homme qui ne croit pas pouvoir être aimé pour ce qu'il est et qui, par-dessus tout, a un besoin vital de toujours tout contrôler. La moindre perte de contrôle s'avère être catastrophique pour son ego.
Gideon est donc un homme avec des vices cachés. Ce problème personnel le rapproche d'Eva pour la simple et bonne raison que la jeune femme a elle aussi une blessure au plus profond d'elle-même : alors qu'elle était plus jeune, on apprend qu'elle a été victime de viol.
Ce point commun entre les deux personnages sera à la fois un point d'ancrage et une source de problèmes entre-eux.
Gideon se révèle être complètement obsédé par Eva. Lui qui n'a que l'embarras du choix concernant les femmes (il peut toutes les avoir à ses pieds) il n'en veut qu'une seule : Eva. Eva est blonde alors qu'il est reconnu pour avoir une préférence pour les brunes mais elle a quelque chose qui l'attire plus que tout : c'est la seule qui ose lui résister.

Le dernier personnage que je souhaiterais vous présenter se nomme Cary Taylor. Ce jeune homme, mannequin de métier, est le meilleur ami d'Eva. Ils vivent en colocation dans un appartement. Leur relation s'apparente à une relation frère-soeur. Cary a besoin d'Eva et en même temps, il est très protecteur envers elle. Cary a aussi une petite particularité (sinon ce ne serait pas drôle ^^) : il est bisexuel. J'avoue que c'est plutôt original et que ça ajoute à l'ambiguïté que l'on peut imaginer concernant ses vrais sentiments pour Eva.
Mais Cary est aussi brisé que Gideon et Eva : lui aussi a vécu des choses pas très heureuses dans son passé et grâce à l'aide d'Eva il essaie de garder la tête hors de l'eau. Cependant, on a la fâcheuse impression que Cary ne peut s'empêcher de tout saboter, comme s'il ne supportait pas d'être heureux.



Mon avis concernant ce roman :
Lorsqu'on m'a proposé de le lire, je me suis dit "pourquoi pas !". Je n'avais pas encore eu l'occasion de goûter à ce type de littérature très en vogue en ce moment et j'étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner.

J'ai été agréablement surprise. J'avais peur de ne voir qu'une simple succession de scènes hard sans aucun autre intérêt. "Dévoile-moi" est tout sauf un assemblage incohérent de scènes à caractère sexuel. On est très loin des scénarios classiques des films classés X. Dans ce roman, il y a une véritable histoire, des personnages très travaillés et des dialogues intelligents.
Bien sûr, les scènes de sexe sont très présentes mais elles s'inscrivent dans la logique de l'histoire.

Concernant ces scènes érotiques (pornographiques même !) l'auteure a réussi à trouver le moyen de les détailler avec richesse et finesse. J'ai trouvé que les descriptions n'avaient rien de vulgaire. On ne ressent aucune honte à se retrouver spectateur (ou plutôt, spectatrice) des moments d'intimité entre Eva et Gideon. Je pense que ce qui fait la force de ces passages, c'est le fait qu'à aucun moment on a l'impression que Eva est une femme-objet que Gideon utilise pour assouvir ses pulsions primaires. Malgré le fait que Gideon aime conserver le pouvoir et prendre les initiatives, son but premier est loin d'être pourvu d'égoïsme. Ce qui prime pour lui, c'est le plaisir qu'il peut procurer à Eva. Et ça, ça prouve l'importance qu'il lui accorde.

Voilà pour le côté "sexuel" du roman.

Sinon, je vous disais qu'il y avait une véritable histoire. Au fil des pages, on se rend effectivement compte que tous les personnages ont une existence propre à chacun avec un passé, des caractères bien différents, des aspirations... et leur histoire commune évolue. La banale histoire d'amour qui commence par un coup de foudre classique entre un homme parfait et une jeune femme (issue elle aussi d'une famille aisée, pas une énième Cendrillon ! ) en quête d'amour se transforme bien vite en parcours du combattant. Gideon et Eva passent leur temps à jouer au chat et à la souris : il y en a toujours un pour rompre l'harmonie de leur relation. Ceci pourrait s'avérer saoulant à force mais le tout est écrit de manière tellement admirable qu'on n'a qu'une envie : savoir ce qui va se passer ensuite !

Les pages se tournent donc très vite. On a du mal à lâcher ce roman tant qu'on n'est pas arrivés à la dernière page."Dévoile-moi" nous possède et nous obsède autant que Gideon possède et obsède Eva.
La sobriété de la couverture permet de ne pas avoir le sentiment qu'on  ferait mieux de le lire en cachette, même si, on aura tendance à vérifier de temps en temps que personne ne vienne lire par-dessus notre épaule. ^^

Le style est vraiment accrocheur : c'est écrit à la fois avec simplicité et maturité. On ne peut qu'avancer très vite dans sa lecture. La seule chose qui pourrait nous ralentir un peu : l'envie de relire certaines scènes "savoureuses". ;-)



En conclusion : 
Un roman sulfureux, qui fera monter la température de ses lectrices. Une intrigue et des personnages qui tiennent la route et nous gardent en haleine jusqu'à la dernière page. Un suspens qui nous laisse un sentiment de manque lorsqu'on atteint la dernière page.

Je me languis déjà du tome 2 : ça va être une véritable torture d'attendre sa parution au printemps prochain !


Un grand merci aux  éditions J'ai Lu   et à l'auteure Sylvia Day pour m'avoir permis de passer un moment de lecture aussi sulfureux.


mercredi 12 décembre 2012

L'avis de Françoise sur "Dévoile-moi" de Sylvia Day

410 pages
Editeur : J'ai Lu
Dates de parution : octobre 2012
Origine : USA
Traduction française : Agathe Nabet
ISBN :   978-2-290-06467-2
Prix : 13€

Résumé figurant au dos du roman  :
"Lorsqu'il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu'il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j'en fus ébranlée. 

J'ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu'il avait de posséder et de dominer, de l'abîme au bord duquel il oscillait. 

Je n'imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l'autre - un miroir dans lequel se refléteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. 

Je ne mesurais pas encore la profondeur de l'amour qui allait nous unir."



L'avis de Françoise :

Je trouve tout d'abord la couverture intrigante, presque froide mais on la comprend mieux à la lecture du roman.

Les 2 personnages principaux,Gidéon et Eva, sont très perturbés et toute l'histoire repose sur eux même si les "rôles" secondaires ont leur importance dans la compréhension de leur existence et de leurs faits et gestes.

La relation qui unit Eva et Gidéon est parfaitement décrite; de leur rencontre jusqu'à la fin du livre, on vibre au rythme de leurs erreurs, jouissances, découvertes l'un de l'autre, jalousie réciproque et leur passé est omniprésent dans leur union.

Le fait que l'histoire soit racontée par Eva, au jour le jour, presque heures par heures, nous rapproche encore plus de leur intimité.

Eva a été violée pendant de nombreuses années par le fils de son beau-père et Gidéon a un lourd secret d’apparence tout aussi violent qu'il refuse de dévoiler. Ces éléments sur la vie des personnages accentuent le malaise qu'on ressent dans leur relation, dans leur envie de se "dévoiler" sans y parvenir réellement.

On ne décroche pas facilement d'une telle aventure tant elle paraît réaliste, moderne, tout à fait plausible et tant elle nous plonge dans le désarroi à voir Gidéon et Eva se chercher, se trouver, se perdre, se retrouver dans un cercle vicieux très bien orchestré !

La fin n'en est pas une et la trilogie ne sera pas inutile pour venir à bout de sentiments, des errements de ces deux êtres qui ne peuvent pas se passer sexuellement l'un de l'autre mais qui ont tellement de mal à se construire une vie amoureuse.

Le titre de ce premier livre "dévoile-moi" est d'ailleurs un appel à découvrir les personnages, leurs attitudes, leurs envies sexuelles et de cela découlera le deuxième volet où on s'attend à en apprendre davantage sur Mademoiselle Tramell et Monsieur Cross.

On ne sort pas indemne de cette lecture car on se demande encore, après l'avoir terminée, qui d'Eva ou de Gidéon réussira à accepter l'autre sans renier ses convictions, sa passion, sa façon d'aimer et le rapport dominant-soumise est un des fils conducteurs du roman. L'auteure a parfaitement réussi à nous intégrer à son histoire et on se prend de passion pour leur romance qui ne dit pas son nom.

En résumé, j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a tenu en haleine et il me tarde de découvrir la suite car Gidéon et Eva n'ont pas fini de nous surprendre et il nous faut encore connaître la raison des cauchemars de Gidéon, qu'il ne maîtrise pas mais qui le dévorent de l'intérieur..

mardi 11 décembre 2012

Parution à venir : "Le Demi-Monde, tome 1"


 Résumé :

"Le Demi-Monde est une simulation informatique créée pour entraîner les soldats à la guérilla urbaine. Ce monde virtuel est bloqué dans une guerre civile éternelle. Ses trente millions d'habitants numériques sont dirigés par les avatars des plus cruels tyrans de l'Histoire : Heydrich, l'architecte de l'Holocauste ; Beria, le bourreau de Staline ; Torquemada, l'Inquisiteur sans pitié ; Robespierre, le visage de la Terreur...

Mais quelque chose s'est détraqué à l'intérieur même du Demi-Monde, et la fille du Président des États-Unis y est restée coincée.
Il incombe à l'agent Ella Thomas d'aller la récupérer, mais, une fois sur place, la jeune femme se rend compte que rien n'est à sa place. Pire, les murs virtuels peinent à contenir le mal insidieux qui semble pervertir toute chose...

Le monde réel pourrait bien courir un danger que nul n'a encore osé imaginer !"

---------------------------------------------
Teaser :


--------------------------------------
A retenir : 

Parution prévue le 2 janvier 2013
Editions J'ai Lu, collection Nouveaux Millénaires
(Prix : 21€)
---------------------------------------
Bonus : 

Le site officiel du livre  (anglais)

Mon avis sur "Pure" de Julianna Baggott

543 pages
Editeur : J'ai Lu
Dates de parution : septembre 2012
Origine : USA
Traduction française : Laurent Strim
ISBN :   978-2-290-03425-5
Prix : 14,90€

Voici mon avis concernant "Pure"" de Julianna Baggott.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une couverture qui ne manquera pas d'attirer le regard, tout particulièrement celui des lectrices. Oui, je pense que la présence du papillon bleu provoquera une certaine attirance chez les femmes et les jeunes femmes. Derrière ce magnifique papillon bleu on aperçoit... la Terre après une guerre nucléaire ? Le Dôme ? Le doute s'installe dans mon esprit. J'ai du mal à me décider entre les deux.
En effet, l'illustration me donne l'effet d'une fusion de ces deux "mondes". Un hybride entre monde protecteur et monde dangereux. On peut considérer les lueurs orangées comme positives (la lumière, l'espoir, la vie...) ou négatives (le papillon bleu ne risque-t-il pas de finir par s'y brûler les ailes ?). On pourrait aussi penser à un leurre : les papillons sont toujours attirés par la lumière, mais la lumière leur fait rarement le bien qu'ils espéraient en l'approchant. ^^ Et comme l'histoire de "Pure" intègre les notions de complot, mensonges et manipulations, ça pourrait très bien coller. ;-)

Retournons l'ouvrage...

Au dos du roman, nous trouvons un autre papillon, mais celui-ci n'est pas bleu, il est terne, gris comme la cendre et n'est pas naturel. Le monde en arrière-plan est sombre à souhait, inhospitalier même et froid.

D'un point de vue tout à fait personnel, je dirais que les deux papillons figurant sur la couverture représentent les deux principaux personnages du roman : Pressia et Partridge. Celui du devant symbolisant Partridge et celui du dos Pressia.

Mais pas la peine de se prendre la tête dans une interprétation fumeuse de la couverture. Je terminerai donc en vous disant que j'adore cette couverture, elle a quelque chose de beau et de fascinant. Elle m'a vraiment donné envie d'ouvrir ce roman et de le lire.


Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Nous savons que vous êtes là,
nos frères et soeurs.

Un jour, nous sortirons du Dôme
pour vous rejoindre dans la paix.

Pour l'heure, nous vous observons de loin, 
avec bienveillance. "


Et voici le résumé figurant à l'intérieur du roman :
"Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans, âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts... ou achever les plus faibles. Pressia n'a plus le choix, elle doit se préparer à fuir.

Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une minorité, les Purs, s'est réfugiée avant la catastrophe. Partridge est l'un d'eux... mais pour combien de temps ?"



Voici le trailer officiel du roman :



Et avant de vous donner mon avis...
Voici le lien vers le premier chapitre de "Pure" :
http://fr.calameo.com/read/001117372fd2310ef9554


Parlons un peu des personnages.
Tous les personnages évoluant dans ce roman m'ont fait passer par toutes sortes d'émotions. J'en retiendrai quatre qui m'ont particulièrement bouleversée.

Dès le chapitre premier nous faisons la connaissance de Pressia, une jeune femme sur le point de fêter ses 16 ans. Et à peine la rencontrons-nous que nous sommes frappés par l'horreur : Pressia fait partie des survivants d'une sorte d'holocauste nucléaire qui lui a laissé des marques indélébiles. En effet, elle n'était qu'une petite fille lorsque les Détonations ont eu lieu. Elle tenait sa poupée préférée dans ses bras, dans un aéroport et, au moment de la grande explosion, la tête de sa poupée a fusionné avec son poing. Oui, vous avez bien lu : Pressia a un poing tête-de-poupée. J'ai relu plusieurs fois la phrase le mentionnant pour la première fois, pensant ne pas avoir dû bien comprendre et lorsque j'ai réalisé que j'avais finalement bien lu, je me suis dit "Oh ! Mon Dieu ! Mais c'est terrible !" Mais Pressia, malgré son handicap, se révèle d'une adresse et d'une volonté incroyables. Dès les premiers chapitres, on ne peut pas nier le fait qu'elle est une héroïne en puissance avec une petite part d'obscurité cachée au plus profond d'elle-même qui la rend crédible.
La vie de Pressia n'a rien d'un rêve bleu. Le monde dans lequel elle vit (ou plutôt, survit) avec son grand-père  est dévasté, un véritable champs de ruines et de cendres peuplé de survivants à l'aspect effrayant et de créatures dangereuses. Et en plus, Pressia est sur le point de fêter ses 16 ans, âge fatidique où l'O.R.S. récupère tous les jeunes pour faire d'eux des combattants ou des cibles d'entraînement. Elle sait qu'avec son poing invalide elle serait désignée pour mourir en tant que cible et Pressia n'a pas l'intention de se laisser tirer comme un lapin ! Elle veut vivre ! Elle veut entrer dans le Dôme, cet sorte d'Eden où une minorité triée sur le volet a trouvé refuge au moment des Détonations.


Ensuite, vient Partridge, jeune homme de dix-sept ans qui vit dans le Dôme. Partridge, comme tous les habitants du Dôme, fait partie de ceux qu'on nomme les Purs. Son corps ne porte aucune trace, aucun dommage consécutif aux Détonations. On pourrait penser qu'il a beaucoup de chance de pouvoir vivre dans le Dôme. Mais Partridge ne rêve que d'une chose : en sortir pour découvrir la vérité. Découvrir la vérité sur une personne très proche qui se trouvait à l'extérieur lors des Détonations mais aussi découvrir la vérité sur lui-même. Partridge se sent à part, singulier. Il a l'impression que quelque chose cloche chez lui et il aimerait comprendre. Après avoir échafaudé un plan, Partridge finit par sortir du Dôme. Il découvre avec horreur le monde extérieur et fait la connaissance de Pressia puis de Bradwell (le prochain personnage dont je vous parlerai). Le courant a un peu de mal à passer entre Partridge et le duo Pressia/Bradwell au début. Partridge a du mal à se faire accepter. Son seul "crime" ? Etre un Pur ! Pourtant, les trois protagonistes finiront par se rapprocher et vivre ensemble cette aventure.
Partridge donne une impression de gentillesse et de douceur, une sorte de perfection en accord avec son physique intact. Cependant, au fond de lui brûle la flamme de la révolte et on perçoit dans la dernière partie de ce tome 1, que Partridge devrait être un jeune homme au destin peu commun, une sorte de "libérateur", de "rebelle" ou de "révolutionnaire" qui fera éclater la vérité concernant le Dôme.
Une fois de plus, l'auteure nous offre un personnage tout en reliefs qui, j'en suis sûre, nous promet encore de belles surprises dans les prochains volets.


J'avais promis de vous parler aussi de Bradwell, celui que l'on surnomme "le garçon aux oiseaux dans le dos". Après avoir appris que Pressia avait un poing-tête-de-poupée, vous ne serez certainement pas très surpris que l'un des personnages ait fusionné avec des oiseaux. Encore que... l'horreur monte d'un cran lorsqu'on réalise que certaines personnes ont pu fusionner avec des animaux ou d'autres personnes et que ceux-ci sont encore vivants ! Car, oui, les oiseaux dans le dos de Bradwell sont tout ce qu'il y a de plus vivants et ils agitent leurs petites ailes au gré de l'humeur et des sentiments de celui-ci. Mais Bradwell n'est pas le cas le plus terrifiant ou surprenant : tout au long du récit, on rencontre bien d'autres fusions encore plus effrayantes (Chut ! Je ne vous dévoilerai rien de plus à propos de ces fusions. ;-) ).
Revenons-en à Bradwell. Ce jeune homme a tout d'un battant. Il a réussi à survivre seul alors qu'il n'était qu'un gamin. Il sait se défendre, est très bavard (surtout lorsqu'il s'agit de parler du monde d'avant et de casser du bois sur le dos des Purs) et a quasiment toujours réponse à tout. Il peut paraître un peu agaçant à certains, moi, j'avoue l'avoir beaucoup aimé. Il ressent un certain attachement à Pressia : leur première rencontre, quoique tumultueuse, a suffi à Bradwell pour avoir envie de revoir la jeune femme. Mais, dans ce tome 1, pas d'histoire d'amour à la guimauve. Par habitude, j'envisageais aussi une sorte de triangle amoureux entre Pressia, Bradwell et Partridge. Et je me suis rendue compte, au fil de ma lecture, que j'étais légèrement à côté de la plaque. Tant mieux ! Je suis ravie de m'être trompée sur toute la ligne (mais je ne vous dirai pas pourquoi. ;-) ).


Passons au dernier personnage qui m'a marquée : El Capitan. Je ne vous dirai pas grand-chose sur El Capitan pour la simple et bonne raison que je préférerais vous le laisser découvrir par vous-même. Cependant, sachez que ce personnage que j'avais envie d'étriper lorsque je l'ai rencontré les premières fois a finalement réussi à s'attirer ma sympathie. Un personnage que j'avais tout d'abord classé dans les "méchants" de l'histoire et pour qui j'ai fini par revoir mon jugement. Il a un côté protecteur, paternel même, qui m'a fait fondre.
Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions. Et cette remarque est valable pour d'autres personnages du roman que je ne vous présenterai pas ici.

Mon avis concernant ce roman :
Une dystopie classée Young Adult que je déconseillerais aux moins de 15 ans.
Pourquoi, me direz-vous ? La raison est simple : ce roman est effrayant de réalisme, dur, sombre et porteur d'une certaine violence.

Mais il ne faut pas croire que je n'ai pas aimé. Loin de là ! J'aime ce genre d'histoires qui nous retournent de par leur réalisme. J'aime ces romans qu'on referme en se disant "Cette histoire pourrait bien arriver un jour", tout en frissonnant dans son fauteuil.

Ce roman, en bonne dystopie, nous fait entrer dans un monde où l'organisation est différente de ce que nous connaissons et où tout est sombre. Même la petite lueur que l'on pense distinguer au départ n'est qu'obscurité. En effet, le fameux Dôme qui semble être considéré comme une sorte de paradis terrestre, se révèle cacher de terribles vérités. On se rend vite compte qu'on ne vit pas plus dans le Dôme qu'à l'extérieur. Bien sûr, à première vue, on pense qu'il est préférable de faire partie de ceux qui vivent dans ce Dôme plutôt que des malheureux qui vivent dans les ruines et la cendre de l'ancien monde. Mais au fil des pages on arrive à ouvrir les yeux sur la réalité : le Dôme ne vaut peut-être pas beaucoup mieux que l'extérieur. Et c'est par le biais de Partridge que l'auteure nous fait passer ce message. Si tout était si parfait, si merveilleux à l'intérieur, alors, pourquoi voudrait-on s'en échapper ? Partridge ne sait pas tout mais il sait que les dirigeants du Dôme cachent beaucoup de choses et qu'on ne dit pas toute la vérité aux Purs.

De l'autre côté, dans la cendre, la grisaille et la désolation, Pressia espère trouver le moyen de pénétrer dans le Dôme, ce lieu où il fait bon vivre, cet endroit où les Purs n'ont pas à lutter pour leur survie. Elle serait prête à tout pour y entrer.  En observant Pressia, on se rend compte à quel point il peut être tentant de basculer du mauvais côté pour arriver à ses fins. On découvre aussi combien un être humain, soit-il une jeune femme à l'aspect fragile, peut faire des choses qu'il estimait impensables, comme tuer. A l'instar de Katniss, l'héroïne célèbre de la série Hunger Games, Pressia est d'une force intérieure hors du commun. Elle arrive à surmonter l'insoutenable et finit par rester loyale à ses amis.

Bradwell ne cesse de nous lancer un avertissement savamment caché derrière ses séances de remémoration de l'Avant. C'est un peu comme si on nous disait "Attention ! Vous pourriez bien un jour regretter tout ce que vous avez aujourd'hui. Il suffit de pas grand-chose pour que votre monde bascule."
Notre monde est toujours sous tension, une guerre est toujours susceptible d'éclater à l'improviste sous n'importe quel prétexte. La bombe atomique est une réalité. Si on n'y prête pas garde, un jour, les Détonations décrites dans ce roman pourraient devenir elles aussi réalité. L'auteure s'est d'ailleurs inspirée de faits réels pour écrire ce livre. Elle s'est longuement documentée sur Hiroshima et les conséquences qu'une explosion nucléaire a pu avoir sur les populations. Julianna Baggott a réussi à la perfection ce travail de retranscription des horreurs que peut provoquer une guerre nucléaire en y ajoutant sa petite touche personnelle. Cet ancrage dans la réalité, dans des faits passés qui seraient susceptibles de se reproduire, ajoute au côté terrifiant de ce récit.


J'ai vraiment apprécié le style de l'auteure qui arrive à nous décrire une vision post-apocalyptique et toutes les horreurs qui l'accompagnent tout en conservant une certaine beauté, une certaine poésie. On a un peu l'impression de regarder des clichés de guerre dont l'aspect insoutenable est  légèrement adouci par la forme. Mais attention, l'ensemble donne tout de même un récit dur, sombre, à l'atmosphère suffocante.
Certains regretteront peut-être le choix du point de vue narratif (troisième personne omnisciente) sous prétexte qu'il est difficile de s'identifier à l'un des personnages car on ne baigne pas directement dans ses sentiments profonds. Personnellement, je n'ai aucun reproche à faire quant à ce choix. Je trouve que le fait d'avoir une vue d'ensemble en tant qu'observateur omniscient suffit à se plonger véritablement dans l'atmosphère et à s'attacher non pas à un personnage mais à la quasi totalité d'entre-eux. Pas besoin qu'on nous décrive avec précision les sentiments ressentis par chaque personnage : on les devine facilement grâce au contexte.
Un autre petit détail que j'ai aussi bien aimé : la longueur des chapitres et l'alternance des points de vue. Beaucoup de chapitres courts qui permettent d'avancer dans notre lecture même si on n'a que cinq minutes devant soi (j'ai horreur de devoir interrompre ma lecture en plein milieu d'un chapitre). Chaque chapitre est écrit du point de vue de l'un des personnages, ce qui rythme le roman de manière cinématographique. Pas étonnant qu'une adaptation soit déjà prévue pour le grand écran !


En conclusion : 
Un roman qui a atterri un jour par surprise dans ma boîte aux lettres et que je conseille aux plus de 15 ans qui aiment lire de la dystopie non-édulcorée. Une histoire de complot et de fin du monde vraiment prenante et bouleversante. Des personnages attachants et hauts en couleurs. Un thème fort mis en scène avec beaucoup d'imagination. Une forte envie de dire "Vite ! La suite !"...

Bref. Pure a été une vraie lecture coup de coeur pour moi.


Un grand merci aux  éditions J'ai Lu   et à l'auteure Julianna Baggott pour m'avoir permis de le découvrir.


jeudi 29 novembre 2012

V'là le facteur !

Il y a des jours comme ça où on embrasserait presque son facteur. ^^

Ce matin, en arrivant devant chez moi, j'aperçois la voiture jaune du facteur des colis. Je presse le pas, remplie d'espoir. Je le vois s'extirper de l'habitacle, les mains chargées de grosses enveloppes.
Je le salue puis lui demande :
"Parmi vos colis, il n'y en aurait pas un pour moi ?"
 Il me répond :
"Là, j'ai quelque chose pour Madame D."
Ô allégresse ! Je suis Madame D. !

Et à ce moment-là, je me retrouve avec l'intégralité de son chargement sur les bras. Trois énormes enveloppes bien lourdes ! Et tout est pour moi ! Youpi !

Je monte les escaliers en calant la pile sous mon menton (pas question de lâcher la main de ma petite crapule !) et en veillant à ce que l'équilibre de l'ensemble ne soit pas rompu.

Une fois la porte d'entrée passée, je file avec mon précieux chargement dans ma chambre et j'ouvre les trois enveloppes avec autant d'empressement qu'un enfant à Noël.

Et... Tadaaaaaaaa ! Ils sont tous là ! Et ils sont très appétissants !

Petites photos souvenirs de mes nouveaux protégés :






C'est mon homme qui a râlé en les découvrant : "Tout ça ?! Mais il n'y a plus de place dans la bibliothèque ! Et pourquoi il n'y a jamais de bande-dessinée dans le tas ?" ^^ (Ce n'est pas ma faute si je ne reçois pas de bandes-dessinées. ^^) En tout cas, je suis super contente et je leur trouverai bien une petite place dans mon refuge à livres. (Une véritable Brigitte Bardot des livres !)

Ma petite dernière a été très impressionnée par la couverture du "grand livre des saints" : "Ouaaaah ! Une couverture en or qui brille !"
C'est vrai qu'il est beau, mais les couvertures des autres me plaisent aussi beaucoup.

Dès que j'en ai terminé avec "Dévoile-moi", je m'attaque à l'un d'entre-eux. Par lequel vais-je commencer ? Je ne sais pas encore, il faudra que je tire au sort. Mais de toute façon, je vais tous les dévorer avec appétit et vous trouverez sur mon blog mon avis pour chacun d'eux. (Par contre, étant donné le nombre, il va vous falloir être un peu patients. ;-) )

On dit "merci qui" ?
Merci à mon facteur pour la livraison mais surtout merci aux éditions "Le pré aux clercs" ! ;-)


mercredi 28 novembre 2012

Dédicace Amélie Sarn

A vos agendas !

Le Salon Du Livre Jeunesse à Montreuil (28 Nov.au 3 Décembre) a ouvert ses portes.
A cette occasion les Editions J’ai Lu vous proposent de venir à la rencontre d’Amélie Sarn, auteur de la série Clairvoyance, grande nouveauté chez J’ai Lu dans la collection Inédit.

Elle sera en dédicace pour le 1er tome « La Maison de L’ombre » 
 le 1er Décembre de 16h30 à 18h sur le stand de Milan 
où elle signera son roman Les Proies publié chez Milan ainsi que Clairvoyance.


 

Bientôt dans ma boîte aux lettres...


*** Bientôt, ma boîte aux lettres risque d'exploser : plusieurs nouveautés des éditions Le Pré aux clercs vont arriver.


- Tout d'abord, les trois premiers romans de "Pandore", la nouvelle collectioqui nous propose : "Des romans de fantasy young adult signés d'auteurs français" :

"Le combat ne fait que commencer. 
Anges contre démons : il n'en restera qu'un !"




"L'ingénieur-mage est formé à combattre le pire. 
Et le pire vient d'arriver."




"Son don est le malheur des autres. 
Elle est belle, courageuse, respectée. C'est sa malédiction."

----------------------------
Puis un Thriller :

"Et si les anges étaient parmi nous depuis des siècles ? 
Et si un ordre millénaire protégeait secrètement leur existence afin de sauvegarder l'humanité ?"

----------------------------------------
Un ouvrage ésotérique :

"4 000 ans d'histoire mondiale des prophéties. 
Toutes les prédictions et les visions qui ont marqué l'humanité."

--------------------------------------
Pour terminer :


"Un ouvrage de référence et un splendide livre d'art qui rassemble, selon les jours de fêtes du calendrier, les histoires extraordinaires de plus de 500 saints du monde entier."

----------------------------------

Comme vous le voyez, des ouvrages très hétéroclites que je vais lire et chroniquer pour vous.

jeudi 8 novembre 2012

Mon avis sur "F.B.I. animaux disparus - Un perroquet nommé Rocco" de Gérard Lecas


127 pages
Editeur : Scrineo jeunesse 
Date de parution : octobre 2012
Origine : France
Version originale
Illustrations : Joëlle Passeron
ISBN : 978-2-9197-5588-2
Prix : 7,90€



Voici mon avis concernant "F.B.I. animaux disparus - Un perroquet nommé Rocco" de Gérard Lecas.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une illustration qui attirera le regard des jeunes lecteurs à qui ce roman s'adresse. Les trois personnages principaux sont représentés : Félix, Bruna et Inès. J'aime beaucoup le crayonné et les couleurs de cette image. Je tiens d'ailleurs à signaler qu'à l'intérieur du roman se trouvent d'autres illustrations du même genre mais en noir et blanc. De quoi donner envie aux petits lecteurs de se plonger dans ce livre.


Voici le résumé figurant au dos du roman :
"C'est le jour de la rentrée en CM2 pour Félix, Bruna et Inès, trois amis inséparables. Mais Bruna est absente. Son perroquet Rocco a disparu pendant les vacances et elle est si triste qu'elle ne veut plus retourner à l'école. Félix jure qu'il va retrouver Rocco : nos trois aventuriers vont alors mener une enquête qui les amènera à affronter tous les dangers avant d'éclaircir enfin le mystère de la disparition du perroquet..."


Parlons un peu des personnages.
Trois écoliers. Deux filles, un garçon.

Tout d'abord, il y a Félix. A l'instar de ses deux amies, il fait son entrée en CM2. Félix a un petit faible pour Bruna et il est prêt à tout pour l'impressionner. Même à se jeter tête la première dans les dangers pour retrouver le perroquet de sa jeune amie. D'ailleurs, son rêve le plus cher est de devenir un jour aventurier.

Ensuite, il y a Bruna. Elle habite sur une péniche avec ses parents et son perroquet Rocco à qui elle tient énormément. Elle est accablée par le chagrin le jour où Rocco disparaît. Elle n'hésitera pas à faire confiance à Félix pour le retrouver et participera activement à l'enquête.

Pour terminer, il y a Inès. Elle en pince pour Félix et transforme ainsi l'intrigue amoureuse en triangulaire. Félix la trouve un peu collante mais il n'ose pas lui faire la moindre remarque car Inès est la meilleure amie de Bruna et il ne souhaite pas déclencher d'incident diplomatique. Inès n'a pas sa langue dans sa poche. Elle part aussi au quart de tour si on lui fait une remarque désobligeante.


Un trio de petits héros aux caractères bien différents mais complémentaires.

Mon avis concernant ce roman :
Ce roman a vraiment été pensé pour son public cible : des illustrations intérieures et un texte écrit en gros caractères avec un interlignage double pour faciliter la lecture.

Il se lit très vite. Le style est lui aussi totalement adapté aux jeunes lecteurs (à partir de 8 ans dirais-je), très vivant, très fluide, sans difficulté particulière. Les quelques mots qui pourraient sembler compliqués sont expliqués à la fin de l'ouvrage dans un glossaire de deux pages. On retrouve aussi un jeu des 7 erreurs, une présentation des personnages et deux pages livrant quelques informations supplémentaires sur les Roms.

Oui, dans ce roman, l'enquête du trio F.B.I. (Félix-Bruna-Inès) nous emmène dans l'univers des Roms. Il démonte quelques préjugés sur ces communautés nomades et nous montre certains aspects de leur vie de marginaux.

Parmi les autres thèmes abordés : la solitude et les S.D.F. Encore une fois, on nous montre qu'il ne faut pas faire de généralité concernant les personnes que nous croisons sur notre chemin. Félix et ses deux amies apprendront ainsi à voir le vrai visage d'une vieille dame qui vit seule avec ses chiens et celui d'un S.D.F. qui se révélera être bien différent de ce qu'ils avaient imaginé à son sujet.

Un roman donc, qui nous donne discrètement des leçons de tolérance, bien cachées sous une histoire d'enquête. Les jeunes lecteurs se laisseront sûrement emportés par le côté "club des cinq" de cet ouvrage sans se douter une seconde qu'on leur donne une petite leçon morale.


En conclusion :  
Un petit roman dans le style "club des cinq" qui séduira les jeunes lecteurs. Des personnages sympathiques à qui ils pourront s'identifier, des histoires de disparitions d'animaux qui les captiveront (Les enfants adorent les animaux, c'est bien connu.), le tout présenté sous un côté attrayant grâce aux illustrations intérieures. Et si en arrivant à la dernière page ils en demandent encore, vous pourrez toujours leur offrir d'autres romans de la même série, avec d'autres enquêtes palpitantes aux côtés des trois petits héros.


Un grand merci aux éditions Scrineo jeunesse , à l'auteur et à Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce roman jeunesse.

mardi 9 octobre 2012

Concours "Tous timbrés".


Les éditions FORTUNA et CLUB DE LECTURE vous offrent

3 exemplaires de

TOUS TIMBRES D'HUMOUR
de Jean Christophe Bové

Pour participer, c'est très simple  :

Participation jusqu'au 25 Octobre 2012 à 00h
Concours ouvert à la France, Suisse, Belgique et Canada.

N'hésitez pas à venir tenter votre chance sur le forum Club de lecture.

lundi 1 octobre 2012

Mes dernières "adoptions"

S'il y a bien quelque chose de sacré pour moi (mis à part mon mari et mes chipies ^^), ce sont mes livres. J'aime en prendre le plus grand soin, j'aime les voir garnir ma bibliothèque personnelle, les lire, les relire...
Et bien entendu, comme beaucoup de passionnés de lecture : j'aime agrandir ma petite famille livresque.

Samedi, lors d'une petite descente dans un dépôt-vente, j'ai craqué pour 7 ouvrages. (Et je peux vous dire que je me suis retenue car il y en avait d'autres qui me faisaient envie ! ^^)

Je vous présente donc mes derniers petits livres adoptés :



- "V-virus" de Scott Westerfeld : un roman que j'avais envie de lire depuis longtemps mais que je n'arrivais jamais à emprunter à la médiathèque car il n'était jamais disponible. J'avais beaucoup aimé les séries "Uglies" et "Midnighters" et je brûlais d'impatience de pouvoir découvrir ce roman signé de la plume de Westerfeld. A un point tel que, figurez-vous, je viens de le terminer. ^^ Dévoré en à peine deux jours. Autant dire qu'il me donnait faim ! ^^




- "Le fléau" de Stephen King : mon frérot m'avait trouvé les tomes 2 et 3 en format poche dans un dépôt-vente il y a quelques temps déjà, mais je n'arrivais pas à mettre la main sur le tome 1 dans la même édition. Autant vous dire que lorsque je suis tombée sur l'édition intégrale en un seul volume pour 20 malheureux centimes d'euros (et en grand format, s'il vous plaît ! ^^), je n'ai pas hésité une seconde.



- "Le talisman des territoires - tome 1" de Stephen King et Peter Straub : encore un ouvrage de Stephen King. Sachez que je suis une grande fan des écrits de Stephen King et je me suis promis d'arriver, un jour, à posséder toute sa bibliographie française. Je possède déjà 38 ouvrages signés de la plume de King mais il m'en manque encore quelques uns (surtout ses publications les plus récentes car elles sont plus difficiles à dénicher en occasion).


- "Entretien avec un vampire" de Anne Rice : un classique que je souhaite découvrir depuis un moment.


- "Deception point"  de Dan Brown : ayant beaucoup aimé "DaVinci code" et "Anges et démons", je me suis dit que je me mettrais bien un autre roman de cet auteur sous la dent.


- "Le jour des fourmis" de Bernard Werber : il y a plusieurs années de cela, j'avais dévoré la saga des fourmis. C'est donc en toute logique que je souhaitais accueillir ces petites bêtes dans ma bibliothèque personnelle. Il ne me manque plus que "les fourmis" pour compléter la trilogie. Bien entendu, la trilogie des fourmis ne sont pas les seuls romans de Werber que vous trouverez sur mes étagères. Il me manque encore quelques ouvrages mais bientôt je posséderai la bibliographie complète de Bernard Werber. ;-)


- "Alpha & Oméga T1 : le cri du loup" de Patricia Briggs : un ouvrage bit-lit de chez Milady que je ne pouvais tout bonnement pas laisser dans le rayon ! Qui oserait résister à l'appel d'un roman publié chez Milady, hein ? ^^

--------------------------------------

Et bientôt, un roman jeunesse viendra rejoindre les rangs.


Il s'agit de "F.B.I. Animaux Disparus : Un perroquet nommé Rocco" qui vient de m'être attribué lors de la dernière édition de Masse critique sur Babelio. Un livre qui sera sûrement très apprécié aussi par mes filles.


mardi 18 septembre 2012

Mon avis sur "Journal d'un hacker" de Maxime Frantini

211 pages
Editeur : auto-édité par l'auteur
Date parution : Juin 2012
Origine : France
Version originale
ISBN : 9791091116077
Prix : 19,99€


Voici mon avis concernant "Journal d'un hacker" de Maxime Frantini.

Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une couverture que j'aime beaucoup. Elle regroupe les éléments définissant la vie du personnage principal. Tout d'abord, l'ombre. Ensuite, l'anonymat et le besoin de se fondre dans la masse : un sweat à capuche qui nous cache totalement l'identité du personnage. En arrière-plan, très discrets, des buildings symbolisant les USA. On retrouve bien entendu le masque de "V" (V pour Vendetta), symbole universellement connu du mouvement hacktiviste Anonymous. Celui-ci est placé au centre d'une cible de sniper. Une façon plutôt brillante de nous indiquer que les pirates, les hackers, sont dans la ligne de mire du FBI. Et bien entendu, outil indispensable à tout bon pirate : un ordinateur portable !

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Hiver 2012. Les grandes démocraties ont multiplié lois et accords pour accentuer leur contrôle sur Internet. Aux USA, les manifestations d'indignés sont quotidiennes et la misère gagne du terrain.

Pour mettre le monde sous surveillance, le FBI utilise Galaxy, un monstrueux système informatique chargé de filtrer et indexer exhaustivement les données d'Internet.

D'une puissance inégalée, il a été conçu comme une entité autonome et inviolable, protégée de l'ingéniosité des hackers. Aucun pirate ne peut accéder au plus liberticide et confidentiel des outils informatiques.

Mais Ylian Estevez, le hacker le plus recherché de la planète, relève le défi. Avec l'appui du mouvement hacktiviste Anonymous, il conçoit un plan machiavélique pour détruire Galaxy.

Pour la division Cyber Crime de Mark Benson, composée des plus brillants cyber flics, la capture d'Ylian Estevez est une priorité, et sa croisade une opportunité unique. Entre les hackers et le FBI s'engage alors une guerre des plus indécises, avec pour enjeu la liberté de milliards d'Internautes."

Voici la bande-annonce du roman :



Vous pouvez aussi découvrir gratuitement quelques pages ici : 
Extrait du roman (pdf)


Parlons un peu des personnages.
On peut véritablement discerner trois grands protagonistes dans ce roman.
Tout d'abord, le FBI. En particulier la division Cyber Crime avec à sa tête Mark Benson. Un homme pas complètement antipathique mais dont on aime rire en tant que lecteur. Ce pauvre Mark Benson m'a un peu fait penser au Shérif de Nottingham dans le grand classique "Robin des bois".

Ensuite, vient Ylian Estevez, pirate de génie qui a pour but de détruire Galaxy, le joujou dernier cri du FBI. J'ai vraiment eu un coup de coeur pour ce personnage : certes, c'est un pirate informatique capable de vider votre compte en banque avec deux lignes de code mais Ylian est surtout montré comme un justicier, un Robin des bois du net. Sa devise résume parfaitement ses revendications : "Net is a free nation." Il a un côté torturé : la mort de son père l'a profondément marqué. Ylian est un solitaire. Il n'aime pas travailler en groupe. Mais il sait admettre quand il a besoin des autres pour réussir un défi. Il fera donc appel au troisième principal protagoniste de l'histoire : les Anonymous.

A la tête du mouvement... pardon ! J'allais dire une grosse bêtise. Il n'y a pas de leader dans ce mouvement hacktiviste et c'est ce qui fait sa force. ;-) Reprenons donc : le contact d'Ylian chez les Anonymous, un certain Mystic, n'hésitera pas une seconde à coopérer avec le hacker solitaire. Il faut dire que Ylian Estevez est une véritable légende pour les pirates informatiques. Ses exploits font le tour de la toile par le biais de ses nombreux fans. Mais Ylian est quelqu'un de secret qui n'agit pas pour la gloire mais pour la liberté du Net, pour la liberté de tous ces utilisateurs. Il est révolté par les lois liberticides que les gouvernements ne cessent d'instaurer et Galaxy est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Mon avis concernant ce roman :
Ce roman est un véritable coup de coeur ! Je suis encore tout étonnée qu'aucun éditeur n'en ait voulu. Heureusement que l'auteur a pris la décision de l'auto-éditer ! Il aurait été vraiment dommage de ne pas pouvoir découvrir cette petite bombe.

Mais pourquoi "Journal d'un hacker" n'a-t-il pas trouvé preneur chez les éditeurs ? J'ai encore du mal à comprendre. Avait-on peur que ce roman fédéralise les internautes et donne envie de se rebeller contre le système qui nous enferme de plus en plus sans que l'on ne s'en rende vraiment compte ? Craignait-on que des milliers de jeunes n'aient envie de devenir eux aussi des Ylian Estevez ? Je ne sais pas.

Une chose est sûre : ce roman pourrait devenir un best-seller si son auteur avait les moyens des grandes maisons d'édition.

Que l'on soit pro ou anti pirates, on ne peut que saluer les exploits d'Ylian.
Le pirate informatique, ou hacker, a depuis toujours, mauvaise réputation auprès de la majorité des gens. Ils sont considérés comme des criminels, des voleurs... Mais raisonner de la sorte c'est mettre tous les oeufs dans le même panier ! Certes, il existe des personnages sans scrupules qui pirateront des données, des sites, dans l'unique but de satisfaire leurs petites affaires : remplir son compte en banque personnel avec l'argent des autres ou détruire pour le simple plaisir de le faire et pour la gloire. Mais il faut savoir qu'il existe aussi des hackers qui se battent pour nos libertés à tous. Ylian Estevez en fait partie.

"Journal d'un hacker" nous ouvre les yeux sur cette dictature qui se met doucement en place. Vous vous croyez à l'abri derrière vos pare-feu et vos antivirus ? Alors, attendez-vous à avoir des surprises. ;-) Vous n'utilisez jamais Internet ? Mais ce n'est pas pour cela que vous êtes mieux protégés ! De nos jours, quasiment tout le monde possède un téléphone portable, un téléphone fixe ou une tablette et personne n'est à l'abri d'une violation de la confidentialité de ses échanges.

C'est ce que Maxime Frantini nous propose de découvrir dans ce roman. Le FBI, par l'utilisation du super ordinateur Galaxy, se permet de laisser traîner des oreilles indiscrètes où bon lui semble. Ce projet est destiné à plus ou moins long terme, à mettre sur écoute le monde entier, à trier et indexer tous les faits et gestes des utilisateurs, à enregistrer des données personnelles, à briser les règles de confidentialité... Les USA souhaitent dominer le monde en utilisant des moyens liberticides.

Ylian Estevez a dit non. Il a dit non à l'abolition des libertés de chacun. Il a dit non à la mise à mort de la confidentialité. Il a dit non à l'enterrement de la liberté d'expression. Il a dit non à Galaxy. Il a dit non, et il va tout faire pour détruire cette menace de manière tout à fait pacifique. Dans cette cyber-guerre où FBI et pirates jouent au chat et à la souris, il n'y aura aucun dommages collatéraux. Ylian est calculateur. Il n'agit pas sans avoir monté un plan qui a toutes les chances de réussir. Tel un joueur d'échecs, il réfléchit, élabore sa stratégie pour aboutir à un échec et mât de son adversaire.

Et pourtant, malgré le talent indéniable de ce génie de l'informatique, on se surprend à trembler pour lui et à douter. Arrivera-t-il à ses fins ? Se fera-t-il prendre ? Réussira-t-il à fuir à temps ? Galaxy résistera-t-il malgré tout ses efforts ?

Bien heureusement, une petite touche d'humour est présente : ce qui nous aide à relâcher un peu la tension.

Le style est très fluide, très facile à lire. L'histoire est addictive (à peine deux jours pour le lire).

Un seul petit regret : 
Quand il n'y en a plus, on en voudrait encore ! J'ai eu énormément de mal à me séparer d'Ylian Estevez, hacker très attachant et fascinant. Mais je vais me consoler en lisant le premier volet de ses aventures qui est disponible sur le site de l'auteur. Et puis, à ma plus grande joie, d'autres aventures sont prévues. ;-)

En conclusion :  
Un véritable coup de coeur pour ce thriller bien ancré dans notre réalité (Jetez donc un oeil sur les actualités !) qui nous invite à découvrir l'univers trouble et fascinant d'un hacker mais qui nous ouvre aussi les yeux sur la situation actuelle et nous pousse à réfléchir.

Qui doit-on le plus craindre ? Les hackers ou les institutions gouvernementales ?

Je ne peux que vous recommander vivement ce roman. Mais attention : après l'avoir lu, vous risquez de devenir paranoïaque ou indigné. ;-) Je vous aurai prévenus ! ^^

Un grand merci à l'auteur, Maxime Frantini et au forum Club de lecture pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.


(Une petite mise en scène du roman effectuée par mes soins. Un grand merci à mon homme pour m'avoir confectionné un Anonymous en paper toy. Je n'oublie pas de remercier mon ordinateur, Marcel, pour avoir accepté de poser pour la photo. Pour info : je n'ai pas piraté le site de la division Cyber crime du FBI. Je me suis contentée de donner une petite touche personnelle à une image trouvée sur le web pour coller au plus près du roman, histoire de vous mettre dans l'ambiance. ;-) )

jeudi 13 septembre 2012

Mon avis sur "L'année des dragons" de Jean-Louis W. Mauré

425 pages
Date parution : Août 2012
Origine : France
Version originale
ISBN : 9782954259406
Prix : 19€


Voici mon avis concernant "L'année des dragons" de Jean-Louis W. Mauré.

Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Lorsque j'ai découvert la couverture, j'ai tout de suite été séduite par le côté flamboyant de l'illustration. Des flammes qui inspirent à la fois le chaos et le retour à un monde sans électricité : le feu comme unique moyen de se chauffer, se nourrir, s'éclairer mais aussi se protéger. Le coucher de soleil sur les montagnes qui figure dans la partie supérieure de la couverture me fait penser au changement, à la fin d'une ère et l'annonce d'un jour nouveau et différent.

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Imaginez une journée entière sans téléphone ni appareil électrique qui fonctionne ! Au deuxième jour, c’est la crise de nerfs assurée. Et si cette panne généralisée durait une semaine ? Comment s’organiser pour tenir sans machine à laver, pour s’occuper sans télévision ni ordinateur ni internet et se résigner à devoir jeter tout le contenu du congélateur ?
Plus d’informatique ni de communications, aucun appareil n’est opérationnel et toutes les machines sont en panne. Plus aucune transaction n’est possible, la pénurie de carburant gagne, l’activité économique est complètement paralysée.
Sans nouvelles de l’extérieur, on se retrouve coincé comme dans une bulle. Encore quelques jours et tout risque de basculer si l’on ne prend des mesures radicales..."

Voici la bande-annonce du roman :


Vous pouvez aussi découvrir gratuitement les premières pages ici : 
Extrait du roman (pdf)


Parlons un peu des personnages.
Il est difficile de vous parler d'un personnage en particulier. En effet, ce roman met en scène toute une population, un peu dans le style de "Dôme" de Stephen King. Les habitants de Mauriac, ville existant réellement et se situant dans le Cantal, entre la Dorgogne et les volcans d'Auvergne.

Pourtant, au fil des pages, quelques éléments se détachent un peu du lot : un sous-préfet nommé Castillo qui, par la force des choses deviendra Général, Mr Lesmarie, maire de Mauriac et porte-parole auprès de la population... mais aussi un personnage qui m'a beaucoup fait rire (allez savoir pourquoi ! ^^), Attila II le Grand, qui, comme vous devez vous en douter, n'est pas forcément pacifique.

Je ne vais pas m'amuser à tous vous les citer car, chaque protagonistes a, à sa manière, un rôle plus ou moins important dans cette histoire.

Mon avis concernant ce roman :
Ne connaissant pas la région dans laquelle se situe cette histoire, je n'ai tout de même pas eu de mal à m'en faire une bonne idée. Les descriptions sont suffisamment détaillées pour nous télé-transporter en plein coeur de Mauriac et ses environs. Des descriptions détaillées, dis-je, mais plaisantes à lire.

J'ai été vraiment emballée par l'idée principale de ce roman (qui, soit dit en passant, est le premier tome d'une trilogie intitulée "L'Aube des jours perdus"). L'auteur nous embarque dans une véritable aventure qui, malgré son caractère fictif n'en demeure pas moins possible. Une panne d'électricité généralisée et pérenne pourrait très bien nous arriver un jour. Plus d'électricité équivaudrait à ne plus pouvoir nous servir de tous ces outils devenus indispensables dans notre quotidien : ordinateur, téléphone, chauffage, aspirateur, lumière... Un véritable retour au Moyen-âge ! Et c'est exactement ce que nous propose Jean-Louis W. Mauré ! Il a essayé d'imaginer ce que deviendrait notre société si on la privait de courant.

Dans le roman, nous assistons donc à ce retour en arrière de toute une communauté (Mauriac et ses environs) qui doit apprendre à s'organiser pour vivre et survivre. Une panne d'électricité est toujours plus ou moins gênante mais lorsqu'elle semble s'être installée de manière définitive (ou du moins, sur du long terme) il est nécessaire d'apprendre à s'adapter pour continuer à exister. C'est ce que Mauriac et les villages avoisinants s'évertue de faire : une réorganisation complète du système, une vie en autarcie et des moyens de protection contre l'extérieur. Chacun doit apprendre à vivre comme dans l'ancien temps : les forges reprennent du service, seul le pain cuit au four à bois est disponible, il ne fait pas bon tomber malade ou se blesser (les moyens médicaux sont bien amenuisés : pénurie de médicaments, d'alcool...)...

J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur nous invite à nous promener dans la ville pour partir à la découverte de ses habitants et surtout, nous montrer l'impact de la grande panne au fil du temps.

Ce roman se lit très vite, l'intrigue nous absorbe jusqu'à la dernière page. Une fois la fin de l'ouvrage atteinte, on a vraiment envie de pouvoir lire la suite.


Un seul petit regret : 
Un petit défaut qui m'a frappée de plein fouet : la typographie utilisée dans les dialogues est étrange. J'avais été habituée au style très personnel de l'auteur qui consiste à parsemer ses dialogues de points d'exclamation lors de ma lecture de "Le loup et le grizzli" (dont vous pourrez retrouver ma chronique ici : mon avis sur "Le loup et le grizzli" ) mais j'ai été un peu surprise par la présentation adoptée pour les dialogues.
Un exemple : "- Quoi ma fille, lui répond-elle, piquée au vif ?" (Le point d'interrogation en fin d'incise me trouble un peu)
Mais on se fait vite à ce style plutôt non conventionnel et ça n'enlève rien à la qualité du récit qui nous est proposé. ;-)

En conclusion :  
C'est le deuxième roman que j'ai la chance de lire de cet auteur et je suis toujours vraiment fan de ses histoires ! Un roman (et un auteur) qui mérite vraiment d'être lu, dévoré même (Le livre ! Pas l'auteur ! ^^). Je le classe à la fois dans la catégorie aventure et dans la catégorie anticipation car, cette histoire qui semble incroyable pourrait très bien arriver un jour. Pas de monstres, pas d'extra-terrestres ou autres créatures et phénomènes paranormaux dans "L'année des dragons", tout est parfaitement ancré dans notre réalité.

Pour terminer, je dirais simplement : "Vite ! La suite !" ;-)

Un grand merci à l'auteur, Jean-Louis W. Mauré et à Eivlys éditions pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.